Résumé

Louis-François L'Héritier Supplément aux Mémoires de Vidocq ou Dernières révélations sans réticence… (1831)

Un écho féminin redit, sauve-toi; des portes vont et viennent, des persiennes s'ouvrent: une femme en chemise paraît à la fenêtre; c'est Clarisse.
— Mon Dieu! mon Dieu! monsieur Chevreau, que vous est-il arrivé? le feu serait-il à la maison ?
— Mon gazon !
— Il n'est pas ici, Montgazon ; que lui voulezvous?
— Ma perruque.
— Il ne l'a pas, votre perruque.
— Ah! ah! la méprise est comique : c'est ma perruque que le vent vient d'emporter.
— Est-il permis de faire tant de bruit pour
un si pitoyable accident?
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Supplément aux Mémoires de Vidocq ou Dernières révélations sans réticence… (1831)

Jamais confrontation n'avait été plus solennelle ni faite avec plus de soin pour éviter toute méprise; mais Joseph avait les traits de ses assassins si bien gravés dans la mémoire qu'il les eût reconnus entre mille.
Après cette opération, Vidocq eut ordre de les ramener dans la prison. La conjoncture devait être accablante pour eux; ils feignirent de ne pas s'en alarmer ; ils poussèrent même l'effronterie jusqu'à chanter en marchant; mais cette gaîté n'était pas dans leur cœur.
Vidocq, convaincu de leur culpabilité, voulut faire sur eux l'essai de son éloquence pour les
amener à des aveux.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Supplément aux Mémoires de Vidocq ou Dernières révélations sans réticence… (1831)

L'assassin n'est point ému à la vue du sang de sa victime qui ruisselle et inonde la terre ; elle n'a pas encore rendu le dernier soupir, elle palpite encore, le râle de la mort frappe encore son oreille sans émouvoir son cœur; il fouille dans sa poche, enlève la clef de sa chambre, se rend dans son humble réduit et ravit le sac à la sûreté, à la conservation duquel la veuve Jérôme l'avait prié d'ajouter en assujettissant la serrure du tiroir de sa commode.
Source : Gallica

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