Émile Littré,
Revue des Deux Mondes
“ Un serpent à venin subtil enfonce ses crochets dans la chair ; comme il n’y a de danger que si la substance malfaisante est absorbée et entre dans la circulation, que faut-il faire ? Détruire le venin dans la partie blessée, et, pour cela, nous qui n’avons que des ressources bornées, nous y portons le feu ou un caustique chimique. Au contraire, que fait la nature ? elle se hâte de pomper le poison comme elle pomperait une matière salutaire, et bientôt éclatent les accidens redoutables qui amènent la mort. ”
