Venom

Définition et enjeux

Portrait de Émile Littré Émile Littré,  Revue des Deux Mondes

“ Un serpent à venin subtil enfonce ses crochets dans la chair ; comme il n’y a de danger que si la substance malfaisante est absorbée et entre dans la circulation, que faut-il faire ? Détruire le venin dans la partie blessée, et, pour cela, nous qui n’avons que des ressources bornées, nous y portons le feu ou un caustique chimique. Au contraire, que fait la nature ? elle se hâte de pomper le poison comme elle pomperait une matière salutaire, et bientôt éclatent les accidens redoutables qui amènent la mort. ”
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Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre,  Les Ravageurs (1870)

“ Venimeux se dit d’une chose qui, introduite dans le sang au moyen d’une blessure quelconque, provoque des accidents plus ou moins graves, à la manière du venin de la guêpe et de la vipère. Vénéneux se dit d’une chose qui, avalée, introduite dans l’estomac, peut faire du mal. ”
Source : Wikisource

Antonin Bossu,  Anthropologie, ou Étude des organes… (1873)

“ C. Il ne faut pas confondre le venin avec le virus. Le venin n'est pas le produit d'un être malade : propre à l'animal qui le porte, il peut être transmis à un autre ; mais ce dernier est inapte à le communiquer à d'autres animaux. Ainsi la vipère inocule son venin par sa morsure, mais ce venin épuise complètement son effet sur l'individu qui l'a reçu. Il n'en est pas de même des virus de la syphilis, de la rage, de la morve, de la vaccine, du charbon malin, qui, nous le répétons, peuvent se transmettre indéfiniment. ”
Source : Gallica

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