Résumé

Paul Rinn Le venin des vipères françaises

Dans le cas de morsure naturelle, la mort peut certainement, comme dans les cas d’expérimentation, être le résultat d’une intoxication par absorption du venin ou la conséquence des altérations locales extrêmement intenses qui apparaissent dans la plupart des cas. Je puis affirmer d’après mes observations que les lésions hémorragiques locales, c’est-à-dire celles qui se développent au point de la morsure, causent plus souvent la mort que l’absorption du venin et son transport par le sang dans tous les points de l’économie.
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Paul Rinn Le venin des vipères françaises

J’enlève la ligature, recouvre la plaie et l’avant-bras de compresses imbibées de permanganate au millième et B... retourne chez lui où je le revois à quatre heures de l’après-midi.
La journée a été tragique : douleurs intolérables dans tout le bras à demi fléchi et triplé de volume ; l’extension en est impossible ; l’œdème blanc verdâtre a gagné l’épaule ; la plus légère pression y est excessivement douloureuse et l’enfant pousse des plaintes perpétuelles ; dyspnée, le pouls irrégulier bat à 63 ; pas d’urines depuis ce matin onze heures. Pas de souffle au cœur, rien au poumon.
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Paul Rinn Le venin des vipères françaises

Cette expérience démontre, écrit Kaufmann, que la même dose de venin est inégalement dangereuse suivant le point de la peau où elle est inoculée. Si le venin est déposé dans une région où les lésions locales peuvent s’étendre facilement, la mort arrivera comme conséquence de ces altérations locales ; si, au contraire, le venin est inoculé dans un point qui, par sa position ne permet pas l’extension des accidents locaux sur une grande surface, il se produit une gangrène de la peau et élimination d’une eschare, mais sans accidents mortels.
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