Victor Babeş

Victor Babeş

Résumé

Portrait de Victor Babeş Victor Babeş,  Traité de la rage (1912)

“ DÉFINITION. — Il faut considérer la rage comme une maladie infectieuse produite par la morsure d'un animal enragé ou par l'introduction dans une plaie récente, rarement par d'autres voies, de traces de substance spécifique de la rage. Elle est caractérisée : l° par une incubation d'une durée longue et très variable ; 2° par la localisation du virus ; 3° par des lésions pathologiques surtout dans les centres nerveux. L'infection naturelle est ordinairement produite par l'introduction dans l'organisme de salive provenant d'un animal enragé. ”
Source : Gallica

Portrait de Victor Babeş Victor Babeş,  Traité de la rage (1912)

“ Le musellement est une mesure absolument illusoire, simulant des moyens de contention, mais laissant à l'animal toute sa liberté, c'est-àdire sans aucune efficacité. D'ailleurs, en supposant que le musellement fût effectué au dehors, la première chose que l'on fait en rentrant au logis, c'est de soustraire la bête à la torture de la muselière. De plus, quand le chien malade de rage s'échappe de la maison de son maître où il est généralement démuselé, c'est à l'insu de tout le monde, alors l'ordonnance est sans effet. ”
Source : Gallica

Portrait de Victor Babeş Victor Babeş,  Traité de la rage (1912)

“ Quelle que soit l'époque à laquelle se produise le décès des animaux inoculés avec du virus rabique et quels que soient les symptômes ayant précédé la mort, l'autopsie ne doit jamais être négligée.
L'absence de lésions et l'absence de cultures microbiennes fournies par le sang et les organes constituent, en faveur de la rage, une simple présomption. D'autre part l'existence de lésions, même fort accusées, ne prouve pas que l'animal n'a pas en réalité succombé à la rage ou qu'il ne se trouvait pas en incubation de la maladie.
”
Source : Gallica

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