Hydrophobie

Définition et enjeux

Jean-Jacques Leroux Cours sur les généralités de la médecine pratique et sur la philosophie de la médecine… (1825-1826)

Quand vous rencontrerez l'hydrophobie, vous distinguerez soigneusement l'horreur pour les liquides, et la difficulté de les avaler, qui se manifeste quelquefois dans certaines fièvres, sans qu'il y ait aucun signe de rage, et celle qui est le plus communément symptôme de la rage, à laquelle on donne improprement le nom générique d'hydrophobie
Source : Gallica

Encyclopédie du dix-neuvième siècle… (1870-1872)

L'hydrophobie ne sera donc jamais pour nous une affection essentielle, mais la répugnance instinctive, quelquefois extrême, qu'éprouvent certains malades pour les boissons, à la vue ou à l'idée même d'un liquide, parce que cette vue ou cette idée révèle dans leur esprit les douleurs qui accompagnent chez eux les efforts de déglutition, et qu'un instinct, souvent plus fort que tous les raisonnements, nous porte, même à notre insu, à éviter la souffrance.
Source : Gallica

Louis François Étienne Bergeret Étude sur la rage ou hydrophobie rabique (1873)

C'est le chagrin qui me tue. En s'apercevant de la difficulté de déglutition, le souvenir de la morsure faite par sa chienne, souvenir qui l'occupait souvent, lui est revenu à l'esprit; aussi demandait-il aux médecins quel était le nom de la maladie qui le faisait mourir.
Nous conclurions affirmativement, et sans arrière-pensée, pour l'hydrophobie rabique, sans les circonstances morales prérappelées, qui ont agi avec puissance sur le système nerveux de M. Blondel et ont pu déterminer une hydrophobie essentielle.
Source : Gallica

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