Résumé

Gustave Jouet De la rage communiquée chez le chien

Mais l’horreur de l’eau n’est pas un symptôme constant de la rage ; souvent, au contraire, les chiens enragés boivent avec avidité, et si la déglutition des liquides ne peut se faire, vu l’état de constriction qui existe à la gorge lorsque la maladie s’est déclarée dans toute sa violence, on peut voir le malade tourmenté par la soif, plonger vivement son museau dans l’eau, jusqu’à menace d’asphyxier. Une salive baveuse s’écoule parfois en grande abondance de la gueule entrouverte et vient pendre de chaque côté des lèvres inférieures, en avant des commissures
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Gustave Jouet De la rage communiquée chez le chien

C’est ainsi que Lecamus a pu manger impunément de la chair cuite provenant d’un animal mort de la rage.
Pour ce qui est de la chair crue, il y a un réel danger à en manger, si, comme on le prétend, le sang est imprégné de virus rabique ; car, quoique les expériences de Renault tendent à prouver la neutralisation de ce même virus par les voies digestives, le fluide sanguin peut être absorbé, si la moindre plaie existe dans la bouche, et la mort peut s’en suivre.
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Gustave Jouet De la rage communiquée chez le chien

Tout le monde a pu remarquer avec combien de persistance un chien enragé flaire le sol. — Dans le début de la rage, la peau est, dans quelques cas, le siége de vives démangeaisons ; les points sur lesquels on les observe principalement sont aux oreilles ou au nez. Le prurit est quelquefois si intense que l’on peut voir, sous son influence, les animaux s’enlever des lambeaux de peau. — L’appétit peut-être diminué, mais il peut se conserver. Il est rare que le sens du goût ne se pervertisse pas avant la fin de la maladie.
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