Bernard Abadie

De la rage (1868)

Résumé

Bernard Abadie De la rage (1868)

En ce qui concerne les animaux, qui est-ce qui prouvera qu'avant ou après ils n'ont pas pu être mordus par un chien réellement enragé? Pour ce qui concerne les hommes, on sait, à n'en plus douter, qu'ils peuvent être atteints d'une affection en tout semblable à la rage, quant aux symptômes, mais qui en diffèrerait par sa non contagion : en effet, de même que la rage, elle serait toujours mortelle. Or, si cette
affection se présente sans que le sujet ait jamais été mordu, on ne voit pas trop pourquoi elle ne pourrait pas exister en coïncidence avec une morsure antérieure.
Source : Gallica

Bernard Abadie De la rage (1868)

En effet, tandis qu'un chien communique la maladie à presque tous les animaux qu'il atteint, tel autre ne déterminera la rage que chez un animal sur six ou sept mordus. Pourquoi le virus se comporte-t-il différemment dans ces cas en apparence semblables ? C'est là une question fort embarrassante. On a observé que le virus semble avoir une plus grande énergie chez le loup que sur le chien, puisqu'on constate une plus forte proportion de cas de rage parmi les morsures du premier que dans celles du second. Cela tient-il à la nature propre à l'animal sauvage ?
Source : Gallica

Bernard Abadie De la rage (1868)

Je reconnus la rage mue parfaitement caractérisée. Aucun, avant ou pendant sa maladie, n'a mordu ou cherché à mordre ses voisins, du moins sous les yeux du piqueur.
Vers la fin de mars, un chien introduit dans le chenil depuis quelques mois, mais postérieurement à l'événement de la chasse, et provenant d'un chenil parfaitement
l'animal, comme fou, court, se heurte contre les objets, se roule sur le sol et pousse des cris de douleur déchirants.
Source : Gallica

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