Louis François Étienne Bergeret

Résumé

Louis François Étienne Bergeret Étude sur la rage ou hydrophobie rabique (1873)

OU HYDROPHOBIE RABIQUE.
Il est peu de maladies dont l'histoire soit entourée d'autant de confusion que l'est celle de la rage. Si l'on prenait au sérieux les récits qui circulent si souvent dans le public au sujet de chiens enragés, de personnes mordues par eux et qui seraient hydrophobes ou resteraient sous l'imminence de voir éclater en elles tôt ou tard cette affreuse maladie, on croirait que les cas de rage se montrent fréquemment.
Source : Gallica

Louis François Étienne Bergeret Étude sur la rage ou hydrophobie rabique (1873)

C'est le chagrin qui me tue. En s'apercevant de la difficulté de déglutition, le souvenir de la morsure faite par sa chienne, souvenir qui l'occupait souvent, lui est revenu à l'esprit; aussi demandait-il aux médecins quel était le nom de la maladie qui le faisait mourir.
Nous conclurions affirmativement, et sans arrière-pensée, pour l'hydrophobie rabique, sans les circonstances morales prérappelées, qui ont agi avec puissance sur le système nerveux de M. Blondel et ont pu déterminer une hydrophobie essentielle.
Source : Gallica

Louis François Étienne Bergeret Étude sur la rage ou hydrophobie rabique (1873)

Préoccupés, comme le vulgaire, de ces histoires de chiens enragés qui volent de bouche en bouche au milieu des populations, un maire ignorant, un sous-préfet étranger aux connaissances médicales, se trouvant en présence d'une personne devenue gravement malade quelque temps après avoir été mordue par un chien hyd-rophobe ou simplement soupçonné d'hydrophobie, verront, dans tous les accidents causés par la maladie, des symptômes de rage, et feront de ces accidents une description calquée plutôt sur les rêves de leur imagination égarée que sur le tableau exact et rigoureux des faits.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature