Adolphe Ferdinand Édouard Leconte

Résumé

Adolphe Ferdinand Édouard Leconte Histoire de la rage : caractères qui la distinguent… (1868)

Au bout du délai fixé par l'autorité municipale et sans consulter la science, on rend la liberté aux animaux;
toute mesure de sûreté disparaît de toutes parts, la prudence s'endort avec l'inquiétude, on oublie complètement les accidents pour vivre dans la plus douce tranquillité. Mais six semaines, deux mois, quatre mois écoulés, on voit un chien présenter les symptômes de la maladie que l'on ne soupçonne plus, et la rage naître de la morsure qui avait motivé l'enchaînement...
Source : Gallica

Adolphe Ferdinand Édouard Leconte Histoire de la rage : caractères qui la distinguent… (1868)

La science ne reconnaît pas la rage par l'autopsie, et les rares lésions que l'on rencontre ne font souvent que confirmer des commémoratifs que l'on a reçus.
Autopsie.—L'estomac fournit quelques indices vagues et inconstants ; il renferme des corps tout à fait étrangers à l'alimentation, de la paille, du foin, des plumes, de vieux cuirs, du crin, des cailloux, des morceaux de verre, des épines, toutes substances que l'on ne trouve pas dans les autopsies ordinaires ; tous ces corps étrangers sont avalés pendant la durée des accès.
Source : Gallica

Adolphe Ferdinand Édouard Leconte Histoire de la rage : caractères qui la distinguent… (1868)

Le regard n'a pas d'expression fixe ; les yeux sont ternes et sombres, ou bien ils brillent et sont fixes et menaçants ; dans l'ombre on les prendrait pour deux globes de feu.
La sensibilité est obtuse ou anéantie : frappez le chien enragé, piquez-le, brûlez-le avec un fer rouge, il ne fait entendre aucun cri et rien ne lui fait lâcher prise.
Source : Gallica

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