Résumé

Jean Rieaux La rage au point de vue psychologique… (1888)

Au début chaque malade se plaint de douleurs vagues, a de la mélancolie, de l'angoisse, et si dans notre observation de délire aigu nous n'avons pas rapporté ces signes observés antérieurement à l'arrivée du malade dans le service, ce n'est pas qu'il ne les ait pas présentés, et du reste nous les retrouvons dans toutes les observations que nous lisons dans les diverses études sur les délires. Après, c'est une agitation qui va croissant, puis de l'incohérence, de la sputation, des hallucinations, des illusions, hallucinations et illusions que nous retrouvons dans le délire comme dans la rage.
Source : Gallica

Jean Rieaux La rage au point de vue psychologique… (1888)

L'accès, lorsqu'il est très grave, peut entraîner la mort de l'animal, mais le plus souvent cette rage furieuse épuise profondément le système nerveux, anéantit, après les avoir exagérées, toutes les réactions de ce dernier et la mort survient; elle n'agit pas autrement en cela que le délire aigu, c'est le délire aigu rabique.
Source : Gallica

Jean Rieaux La rage au point de vue psychologique… (1888)

Le virus rabique, par les altérations anatomiques qu'il produit dans les ganglions sensitifs et dans les ganglions sensoriels, fait naître des illusions, des hallucinations qui donnent aux actes délirants un caractère particulier. Les centres sensitifs malades exercent une action irritative sur les centres moteurs et ces derniers réagissent en donnant naissance à des accès d'agitation qui vont quelquefois jusqu'à la fureur. En somme l'altération inflammatoire du système sensitif explique la plupart des phénomènes psychiques de la rage.
Source : Gallica

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