Hallucination auditive

Définition et enjeux

Pierre Quercy,  Les hallucinations (1936)

“ La voix parle toujours ; tout parle ; la voix dit tout ; et ce n'est pas seulement ce que fait le malade que dit la voix, ce n'est pas seulement le langage intérieur du malade qui se fait hallucination auditive, c'est sa propre voix qui devient voix hallucinatoire ; et il affirme, parlant et se sentant parler, muer ces objets de perception et ces perceptions en hallucinations. ”
Source : Gallica

Pierre Quercy,  Les hallucinations (1936)

“ L'acte de conscience qu'il y avait là était la perception auditive ; et l'étude de soi-même, des malades et de Baillarger semble enseigner que toutes les hallucinations sont sensorielles, mais qu'elles ont des qualités physiques plus ou moins nombreuses. Une vision peut perdre son relief, sa couleur, une bonne part de sa forme ou de sa localisation, sa lumière, et rester une vision. De même, le sujet qui perçoit une hallucination auditive verbale peut cesser d'y distinguer une hauteur, un timbre, un son, sans cesser de percevoir, par l'ouïe, une voix. ”
Source : Gallica

Pierre Quercy,  Les hallucinations (1936)

“ Le normal n'aime guère entendre sans voir, surtout si l'invisible l'interpelle. Or, en psychiatrie, Voix et Invisibles sont presque synonymes : « Ah si je les voyais. » « Ils s'invisibilivent. » « Ils m'ont vitré la vue. » « Se parler est bien, mais ne jamais se voir est dur. » De même quand le délire hallucinatoire du fou lucide est visuel : pas d'hallucination auditive. ”
Source : Gallica

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