Résumé

Portrait de Émile Yung Émile Yung Le sommeil normal et le sommeil pathologique… (1883)

De tous les coins de la salle, des personnes (surtout des femmes) se lèvent et dans un sommeil inconscient s'en vont escaladant des bancs, renversant tout sur leur passage, mues comme par une force mystérieuse, jusqu'aux pieds de l'instrument, dont les sons sont imprégnés .de « fluide » par la main du magnétiseur. Le phénomène est curieux en effet; mais il n'y a là rien de merveilleux, si l'on sait que toutes les personnes ainsi attirées sont des somnambules et si d'autre part on constate que les simagrées du magnétiseur sont superflues.
Source : Gallica

Portrait de Émile Yung Émile Yung Le sommeil normal et le sommeil pathologique… (1883)

Chez les animaux supérieurs, dont l'homme est lu type le plus parfait, une sensation pour devenir consciente doit nécessairement être transmise au cerveau. Mais il en est dont le cerveau malade ou détérioré, à la suite d'une tumeur ou d'une blessure par exemple, n'est plus propre à fonctionner. Enlevez le cerveau à un pareil animal, vous ne le tuerez pas, mais vous le réduirez à un état de vie purement végétative et inconsciente. On peut vivre sans cerveau, mais on ne peut plus ni sentir ni vouloir. La spontanéité des actions est totalement abolie.
Source : Gallica

Portrait de Émile Yung Émile Yung Le sommeil normal et le sommeil pathologique… (1883)

On fait grand bruit autour des succès des magnétiseurs, des matteistes, des homéopathes, des zouaves Jacob, de tous les mèges et de tous les rebouteurs ; on les répand partout, on les crie sur les toits; tandis qu'on laisse dans l'ombre avec une étonnante partialité leurs insuccès. Un médecin au contraire guérit-il, on en parle à peine, tant cela paraît naturel ; laisse-t-il mourir son malade, on crie au scandale, on lui en impute la faute, et il n'est pas de moqueries suffisantes pour flétrir la médecine.
Source : Gallica

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