Jean Cornillon

Résumé

Jean Cornillon De la folie des grandeurs (1874)

Au bout de quelques jours, et presque insensiblement, les symptômes s'accentuent : ce qui frappe dans le malade, c'est l'animation du regard; sa physionomie est gaie, sa face rouge ; sa tenue est indécente, ses habits sont déchirés, sales, malpropres. Il traîne dans sa poche des chiffons, des cailloux, à qui il attache une grande valeur ; il ne peut rester un moment immobile, va et vient constamment, passe une partie de la journée à se promener, à courir dans les allées de l'asile, détruisant les objets placés sur son passage, volant ceux qu'il regarde comme précieux
Source : Gallica

Jean Cornillon De la folie des grandeurs (1874)

En somme, cette excitation est tout à fait semblable à celle des paralytiques généraux. Le délire n'est point coordonné, il pèche par le raisonnement. L'aliéné parle de ses richesses, de sa puissance, sans les discuter. Vient-on à mettre en doute l'exactitude de son récit, il ne riposte pas. Sa tenue est misérable, son attitude est loin d'être fière, majestueuse, quoique habituellement il ait l'air satisfait, réjoui. L'abrutissement est, au contraire, tellement prononcé, chez certains buveurs, que leur physionomie est hébétée, leur regard égaré.
Source : Gallica

Jean Cornillon De la folie des grandeurs (1874)

Les prodromes de la manie ambitieuse ne sont pas constants; quelquefois son début est brusque. A la suite d'une émotion vive, les malades dorment peu, ont des rêvasseries, de la tristesse, de l'abattement ; ils sont en proie à une céphalalgie presque continue, ont des palpitations ; leur caractère change, de calmes et paisibles qu'ils étaient, ils deviennent irascibles, s'emportent, négligent leurs affaires, leur famille ; ils parlent sans cesse d'entreprises grandioses, d'achats, de richesses, origine de leur délire futur.
Source : Gallica

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