Jean Cornillon, De la folie des grandeurs (1874)
“ Au bout de quelques jours, et presque insensiblement, les symptômes s'accentuent : ce qui frappe dans le malade, c'est l'animation du regard; sa physionomie est gaie, sa face rouge ; sa tenue est indécente, ses habits sont déchirés, sales, malpropres. Il traîne dans sa poche des chiffons, des cailloux, à qui il attache une grande valeur ; il ne peut rester un moment immobile, va et vient constamment, passe une partie de la journée à se promener, à courir dans les allées de l'asile, détruisant les objets placés sur son passage, volant ceux qu'il regarde comme précieux ”
