Résumé

Auguste-Félix Voisin Traité de la paralysie générale des aliénés (1879)

La maladie débute quelquefois de la façon la plus inopinée. Les malades sont alors en proie à une insomnie opiniâtre, à une pétulance turbulente, à une mobilité qu'ils ne peuvent réprimer; ils sont incapables d'attention, lancent leurs paroles au hasard, proférant des mots détachés, vociférant, sans savoir pourquoi, assaillant à coups de tête, à coups de pied leurs proches et leurs amis; ils ont, en outre, des hallucinations de la vue et de l'ouïe ; bref, chez eux, le délire revêt absolument les caractères de la manie aiguë.
Source : Gallica

Auguste-Félix Voisin Traité de la paralysie générale des aliénés (1879)

Traitement de la paralysie générale.
L'intervention du médecin, pour ce qui concerne le traitement et la prophylaxie de la folie paralytique, n'est pas aussi illusoire que quelques personnes inclinent à le croire.
Il faut dire qu'en principe nous n'admettons pas la négation systématique lorsqu'il s'agit de thérapeutique; car cette négation ôte à la science médicale ce noble caractère qui en fait la science par excellence. Pour l'homme, en effet, qui de prime abord ou sur la foi de ses devanciers affirme l'incurabilité d'une affection, à quoi se réduit la science?
Source : Gallica

Auguste-Félix Voisin Traité de la paralysie générale des aliénés (1879)

Chez ces malades l'examen fonctionnel des sens ne peut fournir aucune donnée ; il est impossible de savoir s'il y a de l'ataxie, du tremblement de la parole; les pupilles, en outre, peuvent être égales. Comment donc, dans ces cas, établir le diagnostic? Faut-il attendre que le mutisme et la stupeur fassent place à l'excitation et au délire ambitieux? mais si ce mutisme persiste pendant des semaines et des mois, faut-il laisser les malades sans traitement et les priver ainsi de soins qui à cette période de la maladie pourraient leur être de la plus grande utilité?
Source : Gallica

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