Morphine

Définition et enjeux

Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde,  Manuel médical d'hydrothérapie… (1894)

“ Mais, au point de vue clinique, chez les deux types, les symptômes sont les mêmes, ils sont tous les deux des intoxiqués. Si le morphine n'est pas toujours un véritable morphinomane, en revanche le morphinomane est toujours un morphine. L'organisme arrive, par l'habitude, à tolérer des quantités considérables de morphine et le danger de ce poison, en dehors des troubles divers qu'il produit et le délabrement dans lequel il plonge l'économie, c'est que, pour le morphine, il est un véritable tonique. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Mary Jules Mary,  Le Wagon 303, roman parisien (1886)

“ Dans la haute société parisienne, la morphine sévit; elle a remplacé le haschisch ; les piqûres de morphine jettent le malade dans une ivresse sensuelle, pleine de bien-être, de béatitude, de rêves aux voluptueuses images.
Au contraire du haschisch, les injections de morphine, au lieu d'endormir, tiennent l'esprit en éveil, relèvent d'une façon factice et pernicieuse les forces physiques, surexcitent
l'intelligence
”
Source : Gallica

Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde,  Manuel médical d'hydrothérapie… (1894)

“ Le premier est un être qui, pour une raison ou pour une autre, a été intoxiqué par la morphine, celle-ci ayant été administrée par nécessité. Tels sont les malades affligés de maladies douloureuses et qui, pour se procurer un peu de calme, sont obligés de recourir constamment à la morphine. Ces malades sont les premiers à désirer, dès qu'ils le peuvent, se sevrer du poison et c'est parmi eux que l'on peut trouver les exemples de guérison. Le vrai morphinomane, au contraire, est celui qui prend de la morphine sans besoin véritable, sous un prétexte quelconque. ”
Source : Gallica

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