Résumé

Émile Gantin Contribution à l'étude de l'éther diacétique de la morphine… (1901)

Le matin, sans prévenir le malade, dont les accès sont toujours très accentués, on lui fait une piqûre avèc de l’eau stérilisée. Comme lorsque la solution de morphine a remplacé l’héroïne, la douleur n'est pas modifiée de la même manière, mais cette fois, elle ne cède pas du tout. Toute la journée il gémit et, le soir, il se plaint que « la drogue » n’ait pas réussi et demeure persuadé qu’on a dû se tromper de solution, car « jamais, dit-il, sauf l’avant-veille, l’elïet du médicament n'a manqué ».
Source : Gallica

Émile Gantin Contribution à l'étude de l'éther diacétique de la morphine… (1901)

L’héroïne, comme la morphine, produit des effets qui varient avec les animaux sur lesquels on opère. Chez certaines espèces telles que l’âne, le cheval, la chèvre, le chat, elle joue le rôle d’excitant; chez d’autres, telles que le chien, le cobaye, le lapin, elle possède une action déprimante et narcotique, mais qui est loin d’être aussi marquée que celle de la morphine. En effet, chez le chien, à faible dose, elle produit une légère parésie du train postérieur et un sommeil peu profond, plutôt un assoupissement, suivi d’un réveil simple, sans état d’abrutissement.
Source : Gallica

Émile Gantin Contribution à l'étude de l'éther diacétique de la morphine… (1901)

Nous avons déjà signalé chez le chien, qu’on peut considérer comme le type des animaux du dernier groupe, la différence entre les influences hypnotiques de la morphine et celles de son éther diacétique, ainsi que les effets des doses élevées d héroïne, qui loin d’augmenter le sommeil, provoquent un état d’hyperexcitabilité, dû en grande partie aux influences bulbo-médullaires du médicament. Chez l’homme, l’héroïne exerce également des actions déprimantes sur le cerveau, mais qui n’ont pas l’intensité de celles de la morphine.
Source : Gallica

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