Céphalée

Définition et enjeux

Emmery Blin,  Leçons du mardi à la Salpêtrière… (1889)

“ Cependant la céphalée remonte peut-être aux premiers jours qui ont suivi l'accident, seulement elle s'est fort aggravée par la suite. Elle se présente d'ailleurs avec les caractères classiques que vous lui connaissez et consiste surtout en un sentiment de compression s'exerçant à la fois sur l'occiput et sur la région frontale ; elle est constante, permanente, et s'exaspère sous l'influence des moindres efforts que fait le malade pour mettre son intelligence en jeu. ”
Source : Gallica

Portrait de Claude Galien Claude Galien,  Galien-Oeuvres anatomiques physiologiques et médicales (1856)

“ À l’égard de l’affection appelée céphalée par les médecins, personne non plus ne doutera que ce ne soit une maladie de la tête. En effet, pour la décrire brièvement, cette affection est une céphalalgie longue et difficile à dompter, présentant de grands accès à l’occasion de petites causes, en sorte qu’on ne peut supporter ni bruit, ni voix un peu forte, ni lumière éclatante, ni mouvement autour de soi, mais qu’on veut rester couché dans le calme et dans l’obscurité, à cause des graves souffrances qu’on ressent. ”
Source : Wikisource

Gaston Lyon,  Traité élémentaire de clinique thérapeutique (1897)

“ Les considérations que nous avons émises, à propos de l'hypertrophie dite de croissance, sont applicables également à la céphalée, c'est-à-dire qu'il faut se garder de considérer comme une céphalée due à la croissance, toute céphalalgie observée chez un adolescent. C'est donc après avoir éliminé, par un examen méthodique, les causes habituelles de céphalalgie des adolescents (vices de réfraction, affections nasales ou pharyngées, chlorose, dyspepsie, constipation, albuminurie intermittente, hystérie, neurasthénie, etc.) , que l'on sera autorisé à incriminer la croissance. ”
Source : Gallica

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