René Burnier

Élements biographiques

René Burnier Albuminurie gravidique et troubles oculaires… (1911)

Le pronostic est aggravé du fait de la persistance de l'albumine après l'accouchement. C'est l'indice qu'une néphrite chronique s'est installée secondairement à une atteinte gravidique du rein. Ces faits, qui sont loin d'être rares (cas de SILEX, GROENOUW) , sont de pronostic très sombre, parce qu'ils peuvent entraîner la cécité et même la mort de la mère. Mais même dans les cas de rétinite purement gravidique, le pronostic pour la mère quoad vitam est loin d'être bénin, puisque nous notons 13 % de mort, quelquefois subite, parmi nos observations.
Source : Gallica

René Burnier Albuminurie gravidique et troubles oculaires… (1911)

Et c'est précisément parce que en l'état actuel de nos connaissances, nous ne possédons aucun signe clinique ou ophtalmoscopique nous permettant de dire qu'une rétinite est bénigne, qu'une autre est grave, que tel cas guérira après l'accouchement, que tel autre persistera ; c'est pour cette raison que nous devons, dans tous les cas, interrompre immédiatement la grossesse, dès que nous constatons les signes ophtalmoscopiques d'une rétinite. Il est inutile et même dangereux de perdre un temps, souvent précieux, à mettre la femme au régime lacté.
Source : Gallica

René Burnier Albuminurie gravidique et troubles oculaires… (1911)

Nous n'insisterons pas sur les autres symptômes qui accompagnent habituellement l'albuminurie : les oedèmes, la céphalée, les troubles digestifs, l'hypertension artérielle, etc.. Disons seulement que la diminution de la quantité des urines, l'exagération de la céphalée, l'augmentation de l'hypertension artérielle et de l'albumine doivent faire craindre l'imminence d'une crise d'éclampsie. On estime qu'un quart des femmes albuminuriques présentent des phénomènes d'éclampsie.
Source : Gallica

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