Résumé

Auguste Mournand De l'Hermophényl et de son emploi pour le traitement de la syphilis (1902)

Le manuel opératoire de l’injection est le même que pour toutes les injections hypodermiques : désinfection de la seringue, emploi d’un liquide stérilisé ; nous ne nous y arrêterons pas davantage.
L’hermophényl peut-il remplacer complètement l’io-dure de potassium dans le traitement de la syphilis ? nous ne le pensons pas et nous croyons au contraire qu’il faut, comme l’on fait avec les autres sels de mercure, alterner l’usage de ces deux médicaments : donner, par exemple, pendant un mois de l’hermophényl, 15 jours de repos et donner de l’iodure un mois.
Source : Gallica

Auguste Mournand De l'Hermophényl et de son emploi pour le traitement de la syphilis (1902)

Le mercure phénol disulfonate de sodium est un antisyphilitique énergique supérieur aux autres sels d’hydrargyre anciens tels que le calomel, le pro-toiodure, le bichlorure, etc. En effet, pris en ingestion il ne provoque ni constipation, ni diarrhée, ni troubles digestifs. En injections hypodermiques, il occasionne seulement quelques picotements ou une légère douleur disparaissant rapidement; jamais il n’a provoqué ni abcès, ni induration, ni nodosités comme le calomel. Jamais non plus nous n’avons observé de stomatite vraie même après un usage prolongé.
Source : Gallica

Auguste Mournand De l'Hermophényl et de son emploi pour le traitement de la syphilis (1902)

Si nous ajoutons à cela que le malade souffre d’une céphalalgie violente diurne et nocturne, mais plus violente encore'et plus assidue la nuit, nous pouvons en conclure que nous sommes en présence d’une syphilis qui, dès ses premiers pas déjà, se montre d’une malignité spéciale qu’il importe de traiter vigoureusement.
Le 18 octobre, le malade est mis aux pilules de
Dupuytren, le 22 octobre, on constate que les lésions en sont exactement au même point.
Source : Gallica

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