Résumé

Alfred Fournier Traitement de la syphilis, par Alfred Fournier… (1909)

En quoi les malades d'aujourd'hui sont-ils mieux guéris de leur syphilis, après leurs quatre semaines de séjour à l'hôpital, que ne l'étaient les malades d'autrefois après leur hospitalisation de dix semaines ? Pour tout médecin qui apprécie de sang-froid les données de telles statistiques, il n'est qu'une déduction à en tirer, à savoir : que, bien certainement, les malades d'autrefois sortaient de l'hôpital non guéris de leur syphilis malgré leurs dix semaines de traitement, et que, non moins sûrement, ceux d'aujourd'hui en sortent après vingt-huit jours, en semblable état de non-guérison.
Source : Gallica

Alfred Fournier Traitement de la syphilis, par Alfred Fournier… (1909)

Traiter la syphilis ne consiste pas à effacer par une médication provisoire les accidents d'un jour ou d'une époque, mais bien à instituer une médication qui ait pour visée d'attaquer la maladie d'ensemble, d'en neutraliser le principe, de l'éteindre en tant que diathèse, en tant qu'origine possible d'accidents ultérieurs. Or, l'extinction d'une diathèse, aussi bien au nom du sens commun que de l'expérience clinique, ne peut être réalisée que par un traitement de longue haleine, d'une durée se mesurant par des années.
Source : Gallica

Alfred Fournier Traitement de la syphilis, par Alfred Fournier… (1909)

« Illusion ! a-t-on dit. Ce dont on fait honneur au mercure n'est qu'un effet du temps et de l'évolution morbide. Les symptômes syphilitiques ne sont pas continus, permanents, éternels. Ils guérissent sponte sud, et le mercure ne fait qu'assister en témoin à leur guérison, sans y prendre part, sans y jouer un rôle effectif. »
Certes, répondrons-nous, il est des accidents syphilitiques qui guérissent sans qu'on les traite. Cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais tous les accidents de la syphilis guérissent-ils ainsi?
Source : Gallica

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