Syphilis tertiaire

Définition et enjeux

Alfred Fournier Traitement de la syphilis, par Alfred Fournier… (1909)

De sorte qu'au total le mercure fait pour la syphilis tertiaire ce que nous lui avons vu faire, il n'y a qu'un instant, pour la syphilis secondaire. Il la rend légère au malade ; il diminue la fréquence des éventualités du tertiarisme. Au total, il prévient — non pas toujours, bien malheureusement, mais dans une proportion considérable — les accidents graves des périodes avancées de la maladie.
Source : Gallica

P Blondin Traitement de la syphilis : mercuriaux… (1912)

On ne sait pourquoi certaines infections aboutissent à cette troisième période, et pourquoi d'autres n'y arrivent jamais ; pourquoi certaines syphilis sont-elles dès le début malignes ? pourquoi certaines autres, malgré le traitement, sont-elles désespérément rebelles et aboutissent-elles malgré tout aux accidents graves? Il semble qu'il faille faire la part de l'agent infectant, du terrain, et des prédispositions individuelles. Il est certain, en outre, qu'on peut voir la syphilis tertiaire survenir chez des sujets qui n'ont présenté que des accidents secondaires bénins.
Source : Gallica

Émile Roux La syphilis : ce que doit savoir tout syphilitique… (1918)

C'est sur cet appareil cependant que s'exerce le plus souvent l'action nocive de la syphilis tertiaire ; c'est son méfait le plus général, puisque tous les syphilitiques sont plus ou moins touchés dans leur appareil circulatoire, sinon par des lésions localisées et déterminées, du moins en ce sens que le virus syphilitique est charrié par le sang, et que celui-ci, ainsi que les veines et les artères, en ressentent les atteintes même légères.
Les lésions les plus ordinaires sont les lésions artérielles ; elles débutent par une altération des parois des artères.
Source : Gallica

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