Résumé

Miss Suzie Préservation et éducation des sexes… (1912)

L'amour, si grand fût-il, doit procurer à l'homme et à la femme une égale satisfaction dans l'accomplissement de l'acte génital ; il ne saurait résister aux désaccords qui peuvent se produire si l'égalité n'existe pas dans l'œuvre de chair ; une part égale de plaisir doit échoir aux deux conjoints, et ce n'est qu'à cette condition qu'une vie commune heureuse a alors toute chance d'être durable. En fait, et malheureusement, la femme n'est que rarement recherchée pour elle-même, pour ses mérites particuliers, mais elle l'est à cause du plaisir sexuel dont elle est dispensatrice.
Source : Gallica

Miss Suzie Préservation et éducation des sexes… (1912)

On peut avancer que la nature n'a jamais voulu que les hommes vivent dans la continence sexuelle, bien au contraire. Une vie dans l'ascétisme et les privations n'est certes pas gaie. La joie de vivre est un état naturel, quelque chose qu'on peut appeler un droit de tous ceux qui sont venus au monde. Ceux qui ont « une âme saine dans un corps sain » et qui, par conséquent, peuvent comprendre l'amour, ceux-là aiment la vie, admirent ses beautés et cherchent leur bonheur en un monde qu'ils ne veulent pas envisager comme une vallée de larmes.
Source : Gallica

Miss Suzie Préservation et éducation des sexes… (1912)

Les eunuques ne sauraient s'amouracher, pas plus que les femmes dont on a enlevé les ovaires, car l'amour procède des glandes sexuelles, comme la vue est la fonction des yeux. L'amour strictement platonique, immatériel, est un mythe, une illusion enivrante, bien qu'il soit certain que ce n'est pas seulement le besoin de relations sexuelles qui porte l'homme et la femme à s'unir par l'amour, mais aussi le désir d'entrer en relations ensemble pour la personnalité, le caractère, la présence d'un être aimé, qui remplisse la solitude de la vie et embellisse l'existence par de tendres soins.
Source : Gallica

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