Blennorragie

Définition et enjeux

Félix Balzer Thérapeutique des maladies vénériennes… (1897)

Il faut donc tenir le plus grand compte à ce point de vue de l'hygiène des malades, de leur état général et de leurs tendances constitutionnelles au rhumatisme, à la scrofule, à la neurasthénie, à la tuberculose. On a pu dire avec raison que la blennorragie est une véritable pierre de touche pour reconnaître le défaut de certains tempéraments. Cela est vrai pour la blennorragie chronique surtout, si diversement supportée au physique et au moral par les malades. Beaucoup d'individus sont d'une indifférence à peu près complète à la persistance des vieux écoulements
Source : Gallica

Armand Siredey L'hygiène des maladies de la femme (1907)

Beaucoup de médecins, parmi les plus instruits, ne soupçonnent pas encore l'importance et la fréquence de la blennorragie chez les femmes; ils s'élèvent contre la prétention qu'ont les gynécologues de voir cette affection partout. Or il suffit d'examiner systématiquement les sécrétions génitales, pour se convaincre qu'il n'est pas de maladie plus fréquente, et qu'en dehors des infections qui compliquent les accouchements ou les fausses couches, la blennorragie est la cause la plus commune des maladies génitales de la femme.
Source : Gallica

Portrait de Paul Jules Tillaux Paul Jules Tillaux Traité d'anatomie topographique… (1897)

C'est à la suite de la blennorragie qu'on observe le plus ordinairement ce phénomène; sans doute une déchirure, une contusion violente, une perte de substance de la muqueuse, peuvent amener ce résultat, mais c'est infiniment plus rare. Les rétrécissements de l'urètre reconnaissent, en effet, pour cause dans l'immense majorité des cas une blennorragie antérieure. Un rétrécissement ne devient généralement manifeste qu'un certain nombre d'années après, l'accident initial ; la chaudepisse est une maladie de la jeunesse, et le rétrécissement une affection de l'âge adulte.
Source : Gallica

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