Résumé

Armand Siredey L'hygiène des maladies de la femme (1907)

Beaucoup plus délicate est l'intervention chirurgicale en pleine crise; certains chirurgiens la préconisent dans les formes graves, où, d'heure en heure, on voit la généralisation de la péritonite s'accentuer. C'est ce qu'on observe surtout dans l'infection puerpérale et dans les perforations de l'utérus ou du cul-de-sac de Douglas. Il importe, dans ce cas, d'opérer le plus tôt possible.
Quand les douleurs et la fièvre ont disparu, la guérison est loin d'être complète : si les malades se lèvent prématurément, si elles font des efforts exagérés, elles s'exposent à une rechute.
Source : Gallica

Armand Siredey L'hygiène des maladies de la femme (1907)

Beaucoup de médecins, parmi les plus instruits, ne soupçonnent pas encore l'importance et la fréquence de la blennorragie chez les femmes; ils s'élèvent contre la prétention qu'ont les gynécologues de voir cette affection partout. Or il suffit d'examiner systématiquement les sécrétions génitales, pour se convaincre qu'il n'est pas de maladie plus fréquente, et qu'en dehors des infections qui compliquent les accouchements ou les fausses couches, la blennorragie est la cause la plus commune des maladies génitales de la femme.
Source : Gallica

Armand Siredey L'hygiène des maladies de la femme (1907)

Il est à peine besoin de réfuter les préjugés relatifs à la nature et aux propriétés du sang des règles. L'écoulement menstruel est composé de sang et des produits de la sécrétion des glandes utérines, qui lui donnent son odeur et son aspect particulier. Ces sécrétions, étant alcalines, maintiennent le sang fluide. Il ne se coagule que s'il est retenu dans l'utérus ou dans le vagin ; il a d'ailleurs beaucoup moins de tendance à la coagulation que celui qui provient d'hémorragies indépendantes de la menstruation, dont il diffère par certains caractères extérieurs.
Source : Gallica

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