C. Bouglé

Élements biographiques

C. Bouglé Sécurité des sexes : fraudes, passions… (1915)

« La vanité est le plus cruel des vices, car elle fait rougir du bonheur, » dépeignait en peu de mots l'esprit du siècle qui sacrifie J'amour à des préjugés et à des conventions absurdes, admettant la possession passagère, mais non définitive, d'une jeunesse belle et pauvre. La vanité se plaît à semer dans les âmes chastes la déception et le remords de l'abandon, après des promesses mensongères. Lamartine sentit les cruelles morsures de la vanité et ce fut pour n'avoir pas compris l'amour d'une jeune fille qu'il fut malheureux toute sa vie.
Source : Gallica

C. Bouglé Sécurité des sexes : fraudes, passions… (1915)

Je ne comprendrai jamais qu'une jeune femme sacrifiât son amour et sa liberté dans les bras de la sénilité ; qu'un corps frais, ferme et rose pût être une seconde en contact avec un corps usé, ratatiné, flasque couleur de cire ; qu'un corps, épanoui pour éprouver et rendre du plaisir, s'abandonnât aux assauts maladroits de l'impuissance qui échoue piteusement, se contentant de caresses froides et insipides. L'amour est le seul bienfait de la vie qui, sans lui, n'a ni but ni charme et on le méprise jusqu'à le trahir
Source : Gallica

C. Bouglé Sécurité des sexes : fraudes, passions… (1915)

Il est deplorable de savoir que des ouvriers qui gagneraient vingt francs par jour ne seraient ni plus riches ni plus heureux, par la fâcheuse habitude contractée d'aimer à vivre au jour le jour, sans souci du lendemain.
L'ouvrier chargé de famille devrait comprendre que son devoir est d'élever ses enfants au foyer de la morale et de la justice sans lesquelles il n'y a aucun respect des droits ; il devrait leur apprendre à vivre simplement, mais sans manquer du nécessaire: pour maintenir sains le corps et l'esprit afin qu'ils conservassent ce qui se fait rare, l'amour de la famille !
Source : Gallica

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