Résumé

Paul-Henri Coutin Etiologie et pathogénie des névralgies (1898)

« L’observation pathologique nous force de séparer l’anesthésie de douleur de l’anesthésie de tact et nous devons, je crois, distinguer en physiologie le sentiment du tact et celui de la douleur. » Le sentiment de la douleur nous avertit du contact des corps désorganisateurs ; il fait plus, il nous garantit des actes, des mouvements, des positions nuisibles à l’organisme, soit dans l’état de santé, soit dans l’état de maladie.
Source : Gallica

Paul-Henri Coutin Etiologie et pathogénie des névralgies (1898)

Par contre, la conjonctive, la cornée, le gland, certaines muqueuses, la région du dos en sont totalement ou presque totalement dépourvus. Ces régions sont très riches au contraire en points douloureux. Ainsi, si l’on approche du gland un corps pouvant donner naissance à une sensation thermique un bec de gaz de Bunsen, un morceau de glace, le froid et le chaud ne sont pas perçus, mais on a seulement une impression douloureuse. L’excitation des bords d’une plaie, de la muqueuse rectale, de celle de l’oesophage donne de la douleur et rien que de la douleur.
Source : Gallica

Paul-Henri Coutin Etiologie et pathogénie des névralgies (1898)

Chacun des nerfs des sens ne peut nous donner qu’une sensation, toujours la même, quelle que soit, du reste, la nature de l’excitation.
Le nerf optique ne peut transmettre qu’une impression de lumière, quel que soit l’agent qui excite la rétine. La section du nerf est indolore, elle est accompagnée d’une vive sensation de lueur ; et si un choc porté sur l’oeil, une radiation trop intense sont douloureux, il faut bien admettre la mise en vibration de nerfs bien différents du nerf optique.
Source : Gallica

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