Résumé

Portrait de Charles Richet Charles Richet,  Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilité… (1877)

“ S'imaginer qu'on est malheureux, c'est être malheureux, et il en est de même pour la douleur. Une somnambule à qui je disais que je lui avais coupé le doigt poussait des cris de douleur comme si j'avais réellement fait l'opération. Ne souffrait-elle pas en réalité ? Au point de vue psychologique, c'est là un phénomène assez curieux de voir d'une part la sensibilité à la douleur persister, comme sensation subjective, et d'autre part n'être plus éveillée par les excitations ordinaires. C'est comme un aveugle qui aurait des hallucinations de la vue. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Richet Charles Richet,  Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilité… (1877)

“ En effet, il y a pour la sensibilité générale, comme pour la vue et l'ouïe, un passage presque insensible entre la perception et la non-perception. Il arrive un moment où la perception est tellement confuse qu'on ne sait pas si elle existe. En tous cas, c'est une valeur limite, que nous appellerons limite de la sensation: elle répondra à l'excitation minimum capable d'être perçue nettement. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Richet Charles Richet,  Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilité… (1877)

“ Si l'excitation est plus forte, la sensation perçue sera presque douloureuse. Pour s'en faire une idée, il suffit de s'électriser soi-même, et de faire passer le courant par un tronc nerveux : il semblera alors qu'un millier d'étincelles partent de tous les points de la peau, et en même temps qu'un trait de feu traverse le nerf: c'est ce que je proposerais d'appeler le scintillement, qui n'est à proprement parler pas une douleur, mais qui s'en rapproche par son intensité. ”
Source : Gallica

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