Perception tactile

Définition et enjeux

Portrait de Henri Bergson Henri Bergson,  Matière et mémoire

“ L’idéalisme anglais prétendait réserver à la perception tactile le monopole de l’étendue, les autres sens ne s’exerçant dans l’espace que dans la mesure où ils nous rappellent les données du toucher. Une psychologie plus attentive nous révèle, au contraire, et révélera sans doute de mieux en mieux la nécessité de tenir toutes les sensations pour primitivement extensives, leur étendue pâlissant et s’effaçant devant l’intensité et l’utilité supérieures de l’étendue tactile, et sans doute aussi de l’étendue visuelle. ”
Source : Wikisource

Auguste Riche,  Les Merveilles de l'oeil, étude religieuse d'anatomie et de physiologie humaine… (1876)

“ Ainsi la perception visuelle s'adapte à la perception tactile et se laisse vérifier par elle. L'accord entre le tact et la vue repose
sur une vérification continuelle que permet - la vision de nos mains.
cc Dans ce cas, comme dans le précédent, c'est l'expérience qui crée l'harmonie ; mais elle la crée en s'appuyant sur une harmonie antérieure qui existe d'avance entre la main et l'œil, entre l'œil, la main et l'âme. L'âme connaît les faits; elle connaît jusqu'à un certain point ses organes et leur jeu simultané ou corrélatif. Elle gouverne, en conséquence, ses instruments de perfection.
”
Source : Gallica

Bruno Jacques Béraud,  Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)

“ Quand l'impression tactile a été transmise à la masse cérébrale, il peut se trouver deux cas. Ou bien le cerveau est attentif, préparé à cette réception, et alors la perception est nette, complète, la sensation est parfaite. Si, au contraire, le cerveau n'est point prêt, s'il est occupé d'un autre objet, la perception est faible, insignifiante. Dans le premier cas on exerce le loucher, dans le second c'est le tact seulement.
Par le concours de l'intelligence nous plaçons ce que nous touchons en dehors de nous-mêmes ; mais à proprement parler nous ne sentons que l'état de nos nerfs.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature