Marie Jaëll,
Le mécanisme du toucher
“ On peut en dire autant de la touche du clavier : pour le grand pianiste, les diversifications des degrés d’enfoncement qu’il sait communiquer à la touche par l’art de son toucher, la rendent aussi obéissante que si elle avait autant de ressorts différents qu’il lui communique d’attouchements différents. Chez l’exécutant inhabile, l’inconscience est telle que la touche ne présente qu’une seule résistance : son enfoncement total — il ne la sent et ne la voit pas autrement : ce n’est donc effectivement pas le même outil qu’il emploie. ”
