Résumé

Pierre-Nicolas Gerdy Mémoire sur le tact et les sensations cutanées (1842)

Quand nous posons la main sur un corps, qu'elle l'embrasse à la fois tout entier, nous pouvons apprécier son étendue ; mais si la main ne peut pas l'embrasser, quoiqu'il soit peu étendu, nous pouvons le connaître encore par le toucher, parce que la main peut en parcourir toute la surface et qu'en un mot il est tangible. Que quelqu'un pose, au contraire, la main sur un monument, sur un palais par exemple, il ne peut en apprécier l'étendue, par la main, parce qu'elle est trop considérable pour être tangible.
Source : Gallica

Pierre-Nicolas Gerdy Mémoire sur le tact et les sensations cutanées (1842)

Aussi l'homme qui s'avance dans l'obscurité, à tâtons et en silence, de peur d'éveiller une personne endormie dont il traverse l'appartement, marche le corps penché, les bras étendus, montant et descendant comme ceux d'un balancier, et pour peu qu'il touche les murailles ou toute autre chose , ses bras se piient comme les antennes d'un insecte et ses mains se retirent aussitôt et sans bruit.
Après la main, le visage, surtout les lèvres, le pied enfin, sont les organes de toucher les plus parfaits; mais nos chaussures ne nous permettent guère de faire usage du dernier.
Source : Gallica

Pierre-Nicolas Gerdy Mémoire sur le tact et les sensations cutanées (1842)

Dans l'exposition des faits dont je viens de présenter le tableau, je me suis toujours éclairé de l'observation et de l'expérience, et si les résultats que je viens d'avancer manquent d'exactitude, ce ne sera pas du moins pour m'être abandonné aux illusions de l'imagination. Mais comme les différents points de la peau n'ont, relativement les uns aux autres, ni le même degré de sensibilité, ni absolument les mêmes espèces de sensibilité chez tous les individus, il est bien probable que les résultats que j'en ai présentés ne sont pas rigoureusement exacts chez tout le monde.
Source : Gallica

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