Auguste Debay, Hygiène des plaisirs selon les âges… (1884)
“ Qui de nous n'a éprouvé le plaisir, la douce jouissance de l'ombre, à l'heure où le soleil darde sur la terre ses rayons les plus ardents? Être assis sur le gazon, près d'un ruisseau limpide, sous un massif d'arbres au dôme impénétrable; regarder le bleu du ciel, la plaine et les coteaux brûlés par les feux du soleil, tandis que l'on savoure la délicieuse fraîcheur de l'ombre ; s'abandonner aux vagues rêveries, le cœur content, l'esprit tranquille, n'est-ce pas un plaisir, un bonheur inappréciable? En résumé, les plaisirs de l'été sont moins bruyants, moins dissipés que ceux du printemps ”
