Alexandre Chaponnier

Résumé

Alexandre Chaponnier La physiologie des gens du monde… (1829)

Cependant, emporté par la fougue des plaisirs, l'homme s'écrie : que l'existence soit courte, pourvu qu'elle soit bonne; vivons aujourd'hui, nous mourrons demain. Mais hélas ! quand la mort approche, on le voit gémir sur le passé, et maudir dans l'excès des souffrances, les excès des plaisirs.
L'unique source de toute longévité ne saurait donc être que la modération et l'égalité du physique comme du moral ; ainsi l'a dit Hippocrate : tempérance, médiocrité en nourriture, en travaux, en plaisirs, en repos, voilà l'unique voie de conservation et d'équilibre.
Source : Gallica

Alexandre Chaponnier La physiologie des gens du monde… (1829)

L'exercice fatigue les organes, le repos les délasse, le sommeil répare leurs forces.
Le repos est un des besoins les plus impérieux commandés par la nature, et l'un des plaisirs les plus doux auxquels l'homme puisse s'abandonner. Soit que nous ayons porté les exercices du corps jusqu'à la fatigue, soit que nous ayons poussé les contentions de l'esprit
jusqu'aux plus sublimes ou aux plus agréables conceptions, soit que nous ayons livré nos sens aux charmes du plaisir, le moment du repos devient à son tour l'objet de nos délices.
Source : Gallica

Alexandre Chaponnier La physiologie des gens du monde… (1829)

L'habitude ou la coutume est, après la nature, le pouvoir le plus grand, le plus profond, le plus durable de tous, surtout chez l'espèce humaine; il nous moule et nous repétrit à son gré; il peut nous dépraver horriblement, comme il peut nous perfectionner, nous élever à la plus haute dignité physique et morale dont notre organisation soit susceptible. La santé, les maladies, sont soumises à son empire. L'habitude nous tyrannise, mais elle nous rend aussi propres à tout et capables de tout, dans les limites de l'humanité.
Source : Gallica

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