Résumé

Portrait de Xavier Bichat Xavier Bichat Recherches physiologiques sur la vie et la mort… (1856)

L'idée de notre heure suprême n'est pénible que parce qu'elle termine notre vie animale, que parce qu'elle fait cesser toutes les fonctions qui nous mettent en rapport avec ce qui nous entoure. C'est la privation de ces fonctions qui sème l'épouvante et l'effroi sur les bords de notre tombe.
Ce n'est pas la douleur que nous redoutons : combien
n'est-il pas de mourants pour qui le don de l'existence serait précieux, quoiqu'il s'achèterait par une suite non interrompue de souffrances !
Source : Gallica

Portrait de Xavier Bichat Xavier Bichat Recherches physiologiques sur la vie et la mort… (1862)

DE BICHAT.
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La vie des hommes célèbres est, en général, pleine de vicissitudes. La gloire qu'elle donne est le prix des plus douloureuses agitations. C'est un drame dans lequel les émotions se pressent, et dont le dénoûment n'a souvent lieu qu'après la mort, lorsque l'acteur principal a disparu de la scène. De là ce charme puissant qui nous attache aux récits des biographes, lorsqu'ils nous font assister aux luttes du génie aux prises à la lois avec le monde et avec luimême.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Bichat Xavier Bichat Recherches physiologiques sur la vie et la mort… (1862)

Disons du plaisir ce que nous venons de dire de la douleur. Le parfumeur, placé dans une atmosphère odorute, le cuisinier, dont le palais est sans cesse affecté par de délicieuses saveurs, ne trouvent point dans leurs professions les vives jouissances qu'elles préparent aux autres, parce que chez eux l'habitude de sentir a émoussé la sensation.
Il en est de même des impressions agréables dont le siège est dans les autres sens. Tout ce qui fixe délicieusement la vue, ou frappe agréablement l'oreille, ne nous offre que des plaisirs dont la vivacité est bientôt anéantie.
Source : Gallica

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