Racine dorsale

Définition et enjeux

Félix Deltour Les Ennemis de Racine au XVIIe siècle… (1884)

Mais l'illustre dame se distingue, entre tous les adversaires de Racine, par sa modération et par son goût. Si elle n'a pas pour le poète toute la vivacité que nous voudrions lui voir, du moins elle n'affecte pas de nier son talent. Elle reconnaît « qu'il a bien de l'esprit 1 ». Elle relit ses tragédies à Vitré. Elle le sait par coeur et le cite aussi bien que Corneille ou la Fontaine. Elle voit jouer Andromaque à Vitré, et « elle y pleure plus de six larmes » ; « c'est assez, ajouta-t-elle, pour une troupe de campagne. »
Source : Gallica

Félix Deltour Les Ennemis de Racine au XVIIe siècle… (1865)

Il prit pour lui le mot d'empoisonneur public, et, trop peu maître de son ressentiment, il répondit avec une éloquence pleine de verve et d'amertume à un homme dont il devait à tant de titres respecter la sévérité et même l'injustice. Il n'entre pas dans l'objet de notre travail d'analyser cette lettre si vive et si dégagée d'allures, d'un style à la fois si précis et si nerveux, si brillant et si incisif. On regrette pour le caractère de Racine qu'il se soit laissé entraînera l'écrire
Source : Gallica

Portrait de Jean Racine Jean Racine Livre:Racine - Œuvres, Didot, 1854…

Dieux qui voyez ma honte, où me dois-je cacher ?
Orgueilleuse rivale, on t’aime ; et tu murmures !
Souffrirai-je à la fois ta gloire et tes injures ?
Ah ! plutôt... Mais, Doris, ou j’aime à me flatter,
Ou sur eux quelque orage est tout près d’éclater.
J’ai des yeux. Leur bonheur n’est pas encor tranquille :
On trompe Iphigénie ; on se cache d’Achille
Source : Wikisource

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