Ataxie

Définition et enjeux

Alfred Fournier,  De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique… (1882)

“ Mais, au delà, dans une période plus avancée, que peut une médication quelconque contre un symptôme dérivant d'une lésion confirmée ? Qui dit ataxie, ataxie confirmée, dit, au nom de l'anatomie pathologique, désorganisation de la moelle, atrophie ou début d'atrophie des cordons postérieurs, ou, en d'autres termes, lésions accomplies de nature irrémédiable. Or, nos agents spécifiques, si merveilleux qu'il plaise de les supposer, n'ont pas pour effet de guérir ce qui n'est plus à guérir et de réparer ce qui n'existe plus. ”
Source : Gallica

Marius Carré,  Nouvelles recherches sur l'ataxie locomotrice progressive… (1865)

“ Privée de ces caprices qui au moindre prétexte font éclater, les crises des névroses, l'ataxie n'existe jamais au contraire que dans une seule circonstance , quand un mouvement va s'accomplir ; que sous un seul excitant, la volonté. Elle se développe en aveugle, suit sa marche irrésistible, fatale ; tandis que les névroses modifiées par les milieux physiques et moraux où elles s'agitent, sont compatibles avec une longue existence. ”
Source : Gallica

H S Frenkel,  L'ataxie tabétique, ses origines… (1907)

“ Ma conviction est faite aujourd'hui : l'ataxie est un syndrome, une résultante complexe de l'action combinée de nombreux facteurs : anesthésie, pertes des actions réflexes, diminution du tonus musculaire, dissociation des associations motrices et, aussi, inhibition psychique. Et, suivant la prédominance d'action des uns ou des autres de ces facteurs, les caractères de l'ataxie changent, sans qu'il soit possible d'établir un parallélisme rigoureux entre l'incoordination et l'intensité d'aucuns des symptômes qui contribuent à la produire. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature