Résumé

Marius Carré Nouvelles recherches sur l'ataxie locomotrice progressive… (1865)

Dans le cas où nous nous plaçons le pied appuyé sur le sol sent la résistance et en transmet la notion au cerveau qui la perçoit, celui-ci agit alors sur les nerfs moteurs, comme tout-à l'heure et le pas s'exécute dans la mesure voulue. Mais remarquons que tout-à-l'heure c'était la pensée, la volonté qui était l'excitant, dans le dernier cas c'est la sensibilité qui donne au cerveau la notion de l'étendue des mouvements , et ce mouvement s'accomplit chez l'homme préoccupé en dehors de la volonté. C'est alors un véritable mouvement réflexe dont le cerveau serait le centre.
Source : Gallica

Marius Carré Nouvelles recherches sur l'ataxie locomotrice progressive… (1865)

Le malade peut en effet se supporter sur cette jambe aussi bien que sur la droite. Cette irrégularité de la démarche disparait quand le malade monte ou descend les escaliers, qu'il court; il ne peut se mettre en marche quand il veut, souvent alors la jambe gauche est tout à fait rebelle à la volonté, un moment s'écoule, le malade sent que l'obstacle disparait et la jambe s'étend; cet obstacle est constitué par une flexion irrésistible de la jambe sur la cuisse, et du pied sur la jambe, on dirait un pied-bot équin
Source : Gallica

Marius Carré Nouvelles recherches sur l'ataxie locomotrice progressive… (1865)

Privée de ces caprices qui au moindre prétexte font éclater, les crises des névroses, l'ataxie n'existe jamais au contraire que dans une seule circonstance , quand un mouvement va s'accomplir ; que sous un seul excitant, la volonté. Elle se développe en aveugle, suit sa marche irrésistible, fatale ; tandis que les névroses modifiées par les milieux physiques et moraux où elles s'agitent, sont compatibles avec une longue existence.
Source : Gallica

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