Contractilité musculaire

Définition et enjeux

Félix Jolyet Traité élémentaire de physiologie humaine… (1898)

La contractilité est cette propriété de certaines parties de la substance constitutive des muscles, qui fait que ces organes, sans avoir subi d'allongement préalable, peuvent se raccourcir temporairement.
L'élasticité est la propriété du muscle en vertu de laquelle l'organe, allongé sous une certaine traction, reprend exactement sa longueur primitive, lorsque la traction vient à cesser.
A l'état normal, la contractilité musculaire est mise en jeu par action nerveuse, volontaire on réflexe pour les muscles striés volontaires, réflexe seulement pour les muscles lisses de la vie organique.
Source : Gallica

Auguste Le Pileur Le corps humain (3e édition illustrée de 46 vignettes par Léveillé… (1873)

Ainsi la contractilité des muscles est en lutte incessante avec leur extensibilité. Mais si, pendant la contraction de certains muscles, des fléchisseurs du bras, par exemple, les muscles antagonistes, les extenseurs, sont dans le relâchement et ne s'opposent pas au mouvement, ils le régularisent néanmoins en vertu d'une propriété qu'on nomme la tonicité musculaire et qui donne à leur tissu, même non contracté, une certaine résistance.
Source : Gallica

Paul Rudaux Précis élémentaire d'anatomie, de physiologie et de pathologie (1903)

On appelle contraction le phénomène de raccourcissement qui s'opère sous l'influence de l'excitation de la contractilité musculaire. L'excitant par excellence des muscles striés est la volonté, les ordres émanent des centres et sont transmis aux muscles par les nerfs. L'excitation nerveuse, qui provoque la contraction musculaire, peut être remplacée artificiellement par l'électricité; en faisant passer à travers un muscle un courant d'induction le muscle se contracte
Source : Gallica

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