Paralysie spinale

Définition et enjeux

Adolphe d' Espine Traité pratique des maladies de l'enfance… (1899)

La paralysie spinale se distingue de toutes les paralysies d'origine encéphalique par l'absence habituelle de symptôme cérébral persistant, tel que le strabisme, l'hémiplégie faciale, l'embarras de la parole, un trouble des facultés intellectuelles, le développement anormal de la tête ou l'anesthésie; l'absence de ces symptômes permettra de faire le diagnostic, même dans le cas où la paralysie spinale aurait été précédée de convulsions. L'intégrité de la contractilité farado - galvanique distinguera toujours les paralysies cérébrales de la paralysie spinale.
Source : Gallica

Maurice de Fleury Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

Il suffira de faire remarquer, une fois pour toutes, que le mot « paralysie infantile », ne comprend pas, tant s'en faut, toutes les paralysies du jeune âge, et que, d'autre part, la même maladie peut débuter et évoluer chez l'adulte. Elle se nomme alors paralysie spinale de l'adulte que rien ne différencie de la paralysie spinale infantile, si ce n'est son peu de fréquence, et l'absence, fréquente du symptôme arrêt de développement des membres, d'autant plus marqué, on le conçoit, que la croissance était moins avancée.
Source : Gallica

Jules Falret Études cliniques sur les maladies mentales et nerveuses

À ces caractères principaux, il ajoute que, dans la paralysie spinale, l’affaiblissement musculaire semble frapper à la fois toute une région, tandis que, dans l’autre maladie, l’atrophie atteint isolément et capricieusement certains muscles d’une région, tout en respectant les muscles voisins ; enfin, la paralysie spinale paraît débuter en général par les membres inférieurs tandis que l’atrophie musculaire commence presque toujours par les membres supérieurs.
Source : Wikisource

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