Louis Jean Charles Marie Tanquerel Des Planches

Élements biographiques

Louis Jean Charles Marie Tanquerel Des Planches Traité des maladies de plomb ou saturnines… (1839)

Chose étonnante ! ce malade, qui deux ou trois heures auparavant pouvait à peine prononcer un certain nombre de mots, dont la voix était faible, la parole traînante et languissante, est doué maintenant d'un babil intarissable ; il s'exhale en vociférations, en cris et en invectives contre toutes les personnes qui l'approchent. Le timbre de la voix est sonore. Le délire du malade roule principalement sur cette idée, qu'on veut attenter à ses jours, soit en l'assassinant, soit en l'empoisonnant ; que toutes les personnes qu'il voit sont ses meurtriers.
Source : Gallica

Louis Jean Charles Marie Tanquerel Des Planches Traité des maladies de plomb ou saturnines… (1839)

Lorsque le malade marche, il soulève les pieds comme des masses inertes, et les rejette brusquement dans
l'extension sur le pavé ; c'est la pression du sol qui les porte dans la flexion sur la jambe. Il semble marcher par bonds et par sauts.
Le reste du corps forme contraste, par son embonpoint, avec les membres atrophiés.
Les plans musculaires des fléchisseurs ont eux-mêmes perdu un peu de leur volume, quoique ces muscles ne soient pas paralysés. L'ancienneté du mal a fini par amener cette atrophie.
Le pouls est excessivement faible ; c'est un fil qu'on ne sent pas toujours vibrer.
Source : Gallica

Louis Jean Charles Marie Tanquerel Des Planches Traité des maladies de plomb ou saturnines… (1839)

Si nous considérons maintenant la mort comme la terminaison de l'encéphalopathie, ce qui est le cas le plus commun dans les observations des auteurs, alors les accidents prennent une tournure inverse. Le délire devient de plus en plus furieux, et le babil de plus en plus continu. Les vestiges de raison, qui pourraient exister, disparaissent complétement. Le malade, exténué par cette tension continue du cerveau, expire au milieu de cet état d'excitation, comme si le système nerveux avait épuisé toute son action. Dans d'autres cas, le délire furieux fait place à un affaissement complet.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature