Résumé

Maurice de Fleury Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

Un malade, suffisamment intelligent, en possession du jeu complet et normal de ses appareils périphériques du langage, ayant la notion psychique intacte d'une idée, capable de comprendre le sens des mots lus et entendus, peut écrire le mot qui représente l'idée conçue, mais ne peut pas articuler ce même mot. Ce qu'il a perdu, c'est le souvenir de ce qu'il faut faire pour imprimer aux organes du langage l'ébranlement nerveux coordonné qui donne lieu à l'émission de la parole : en ce sens l'aphémie est une amnésie, comme d'ailleurs toutes les autres variétés d'aphasie.
Source : Gallica

Maurice de Fleury Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

Anatomie pathologique. — Au tableau clinique si net de la paralysie infantile, correspond une lésion constante et bien définie, la destruction des grandes cellules de la corne antérieure de la moelle: c'est une polio-myélite antérieure aiguë. Mais là ne se borne pas tout le processus. La cellule nerveuse est, en effet, le centre trophique d'un neurone, ici du neurone moteur périphérique; la lésion devra entraîner la dégénérescence de tous les éléments (racine antérieure, fibre nerveuse périphérique et mêmes muscles) qu'elle nourrit.
Source : Gallica

Maurice de Fleury Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

Les nuits sont déplorables. Ou bien il ne s'endort que très avant dans la nuit, après s'être longtemps agité dans son lit, ou bien après s'être endormi lourdement sur la digestion de son dîner, il s'éveille à minuit ou une heure du matin, complètement rassasié de sommeil ; et, jusqu'au petit jour il appelle en vain le repos. S'il dort d'une façon à peu près continue, des rêves pénibles l'assaillent, faits de visions dramatiques, qui le laissent au réveil, plus las qu'il ne l'était en se couchant.
Source : Gallica

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