Résumé

Alfred Fournier De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique… (1882)

Mais, au delà, dans une période plus avancée, que peut une médication quelconque contre un symptôme dérivant d'une lésion confirmée ? Qui dit ataxie, ataxie confirmée, dit, au nom de l'anatomie pathologique, désorganisation de la moelle, atrophie ou début d'atrophie des cordons postérieurs, ou, en d'autres termes, lésions accomplies de nature irrémédiable. Or, nos agents spécifiques, si merveilleux qu'il plaise de les supposer, n'ont pas pour effet de guérir ce qui n'est plus à guérir et de réparer ce qui n'existe plus.
Source : Gallica

Alfred Fournier De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique… (1882)

Mais toujours est-il qu'une modification considérable, énorme, qu'une transformation véritable s'est réalisée dans son état, et a été réalisée, comme la première fois, comme relativement aux symptômes tabétiques initiaux, par le traitement spécifique.
Au surplus, quoi qu'il advienne dans l'avenir, quel que soit le sort réservé à ce malade, là n'est pas la question pour l'instant. Ce qui seulement se trouve en cause, c'est la succession possible de troubles intellectuels au tabès.
Source : Gallica

Alfred Fournier De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique… (1882)

La montre n'a qu'une façon d'exprimer son trouble fonctionnel, c'est de ne plus marquer ou de mal marquer l'heure. Que voulez-vous qu'elle fasse de plus ou de moins, ou autrement? Eh bien, la montre ici pour nous, c'est la moelle, ou, plus exactement, le système médullaire postérieur.
Donc, les cordons postérieurs, lésés par la syphilis, détermineront les troubles fonctionnels qu'ils détermineraient lésés par n'importe quelle autre cause ; rien de plus et rien de moins.
Donc, l'ataxie syphilitique ne saurait avoir de symptômes propres, qui la distinguent des ataxies d'autre nature.
Source : Gallica

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