Alfred Fournier

Élements biographiques

Alfred Fournier,  Prophylaxie de la syphilis (1903)

“ « Mais il y a des remèdes contre la syphilis ; mais on guérit de la syphilis. » — Oui, certes, répondrai-je ; sans quoi la syphilis serait sans contradiction possible la plus abominable de toutes les maladies. Oui, certes, nous avons deux véritables antidotes de la syphilis, le mercure et l'iodure de potassium, remèdes non pas seulement énergiques, mais admirables, incomparables, merveilleux, réalisant l'un et l'autre, et cela d'une façon journalière, des effets prodigieux, des guérisons inespérables, parfois même des guérisons in extremis, des quasi-résurrections. ”
Source : Gallica

Alfred Fournier,  Leçons cliniques sur la syphilis… (1881)

“ Et comment, en vérité, pourrait-il en être autrement, Messieurs? Comment une maladie d'essence aussi générale que la syphilis, une maladie qui, du premier coup, prend possession de tout l'être, pourrait-elle borner ses manifestations à un seul système ou à un seul ordre de systèmes, en laissant indemnes tous les autres appareils? Vous représentez-vous bien un syphilitique qui serait syphilitique par sa peau et par ses muqueuses, sans l'être par tout son corps et dans toute sa substance? ”
Source : Gallica

Alfred Fournier,  Prophylaxie de la syphilis (1903)

“ Donc, messieurs, il suffit qu'un syphilitique soit en état de syphilis latente, c'est-à-dire de syphilis ne s'accusant ni par aucun phénomène extérieur, ni par le moindre trouble de santé générale, pour que son vaccin puisse transmettre l'infection. Et voilà précisément ce qui fait le danger en l'espèce. Le danger, c'est l'aspect trompeur du vaccinifère.
Vous avez sous les yeux un enfant dont la peau, dont les muqueuses sont saines, dont la santé parait irréprochable. Vous confiant à ces belles et rassurantes apparences, vous pouvez accepter ou même choisir cet enfant comme vaccinifère.
”
Source : Gallica

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