Nystagmus

Définition et enjeux

William Nicati Physiologie oculaire humaine et comparée… (1909)

Exceptionnellement ce nystagmus est monoculaire et propre à la fixation exclusive par l'œil qui en est atteint. Des mouvements de la tête l'accompagnent fréquemment; ils sont tantôt de même direction et tantôt de direction différente, quelquefois de direction exactement inverse. Il semble que le regard ainsi oscillant enrichisse la sensation de constatations multiples, comme s'il léchait en divers sens le contour des objets, et qu'il faille en conséquence reconnaître en cette affection inguérissable un moyen naturel d'obvier aux lacunes de la sensation.
Source : Gallica

Victor Daguenet Diagnostic et traitement des affections oculaires… (1883-1885)

Toutes les affections qui affaiblissent l'acuité visuelle chez les enfants prédisposent au nystagmus : c'est ainsi qu'il est souvent consécutif à la cataracte polaire, à la cataracte zonulaire, à un leucome de la cornée, à la rétinite pigmentaire, à l'amblyopie congénitale ou à un astigmatisme irrégulier. A ce titre, le nystagmus, quelquefois héréditaire, est presque toujours une maladie congénitale ou une maladie de l'enfance.
Source : Gallica

Ernst Fuchs Manuel d'ophtalmologie (1892)

Le nystagmus ne cause pas de véritables inconvénients au patient, car la diminution de l'acuité visuelle ne dépend pas du nystagmus, elle en est plutôt la cause. Le nystagmus ne se guérit pas. Celui qui atteint les ouvriers charbonniers fait seul exception à cette règle. Celui-ci gêne considérablement les patients, parce que tous les objets leur paraissent en mouvement, ce qui n'est pas le cas pour les autres espèces de nystagmus. Tout paraît danser devant les yeux, et ce phénomène provoque du vertige et rend le travail impossible.
Source : Gallica

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