Armand Guibert

Élements biographiques

Armand Guibert La vision chez les idiots et les imbéciles (1891)

Et quelle que soit la disposition élémentaire qu'offrent les circonvolutions cérébrales, quel que soit le rapprochement qu'elles peuvent permettre entre les cerveaux d'animaux inférieurs, il nous semble que ce fait d'une lésion oculaire qui ne peut être d'ordre régressif et qui se produit en même temps qu'une lésion cérébrale permet de douter de l'évolution régressive des centres nerveux. La même cause morbide, semble-t-il, atteint l'un et l'autre organe. Et si l'œil subit le contre-çoup d'une maladie inflammatoire intra-utérine, le cerveau doit s'y trouver soumis également.
Source : Gallica

Armand Guibert La vision chez les idiots et les imbéciles (1891)

Les lésions que nous venons d'indiquer sont plus fréquentes chez les idiots que chez les imbéciles. Nous n'avons pas rencontré de cas de rétinite pigmentaire, et pourtant le plus souvent, dans les cliniques, on constate qu'elle coïncide avec un certain degré de faiblesse intellectuelle.
Quant aux troubles psychiques, ils sont essentiellement variables suivant les individus et s'atténuent lorsqu'on s'éloigne des derniers degrés de la dégénérescence. Au plus bas de l'échelle, l'idiot rappelle le nouveau-né, comme lui il ne peut avoir que la sensation lumineuse sans aucune perception.
Source : Gallica

Armand Guibert La vision chez les idiots et les imbéciles (1891)

Les développements dans lesquels nous venons d'entrer nous empêcheront de discuter longtemps la question de la responsabilité chez l'idiot. Au dernier degré, là où la cécité mentale est évidente, il ne saurait y avoir de doute un seul instant, c'est l'irresponsabilité absolue. Plus haut dans l'échelle au voisinage des imbéciles, puis enfin chez les imbéciles mêmes, quelle sera la conduite à tenir?
Source : Gallica

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