Antonin Granier

Résumé

Antonin Granier Myélites par toxines tuberculeuses (1905)

En effet « il semble résulter de l’analyse des faits, écrit M. Clément, que les symptômes nerveux, n’évoluent que lentement et n’aboutissent pas d’ordinaire à l’ataxie locomotrice complète, ils restent ce qu’ils sont, ceux du tabes incipiens et de la sclérose en plaques au début même après de longues années.
« La tuberculose pulmonaire de son côté semble évoluer plus lentement que d’habitude. »
D’une façon générale il semble qu’on puisse avancer que les malades, chez lesquels le foyer producteur des toxines se trouve dans les poumons, succombent aux progrès des troubles pulmonaires.
Source : Gallica

Antonin Granier Myélites par toxines tuberculeuses (1905)

La tuberculose étant due à un bacille, a. priori, on peut admettre comme possible que ce bacille sécrète des toxines capables de produire des lésions dans les divers organes et en particulier sur le système nerveux ; le système nerveux étant, d’ailleurs, le lieu d’élection des toxines microbiennes ou des toxines analogues. On peut donc penser que les toxines sécrétées au niveau des poumons, organes le plus fréquemment atteints, passent dans le torrent circulatoire et produisent une intoxication qui se manifeste très souvent par des lésions du système nerveux.
Source : Gallica

Antonin Granier Myélites par toxines tuberculeuses (1905)

Aussi voit-on « les malades se plaignant des souffrances les plus vives, et attirant plus spécialement l’attention de leur médecin sur les troubles nerveux, ne parlant pas, ou parlant à peine des troubles pulmonaires qui d’ailleurs sont peu évidents (1) ». Le médecin a l’esprit concentré sur les phénomènes médullaires et après avoir examiné son malade à ce point de vue et avoir constaté les premiers signes du tabes, il fait le diagnostic de tabes incipiens, sans soupçonner que le malade est en même temps un phtisique incipiens.
Source : Gallica

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