Résumé

Charles Ménécier Des complications des maladies varioleuses (1861)

Si des complications surviennent, le médecin aura la satisfaction de ne pas y avoir contribué par un traitement irrationnel, comme le font quelquefois ceux qui saignent, qui font vomir, qui purgent, sans tenir compte du tempérament du sujet et de la période de la fièvre. Une saignée inopportune peut amener rapidement la mort. Administré au début de la maladie, un émétique favorise l'éruption ; prescrit au début de la suppuration, il peut briser le mouvement excentrique, amener des congestions internes, tuer même par la prostration qu'il entraîne.
Source : Gallica

Charles Ménécier Des complications des maladies varioleuses (1861)

L'usage des diurétiques peut entraver l'éruption ; les purgatifs ne sont applicables qu'à la fin de la maladie ; aussi le médecin est-il grièvement embarrassé entre deux maladies, l'une interne, l'autre principalement extérieure, dont les indications paraissent opposées. Quand la variole est confluente, l'abondance du liquide des pustules paraît pouvoir jouer le rôle d'agent révulsif; dans les autres cas, on est souvent réduit à attendre la fin de la période suppurative, avant de pouvoir entreprendre un traitement spécial contre la pleurésie.
Source : Gallica

Charles Ménécier Des complications des maladies varioleuses (1861)

Des abcès multiples se forment dans toutes les parties du corps, et le malade peut présenter les symptômes de l'infection purulente; l'éclosion des diathèses est accélérée, et une tuberculisation, long-temps latente, marche tout d'un coup d'un pas rapide et effrayant. Le retour naturel de la sensibilité et de la motilité est souvent enrayé par des paralysies chroniques longues à disparaître et difficiles à traiter ; il n'est pas jusqu'au trouble temporaire ou durable des fonctions de l'intelligence, qui ne puisse figurer parmi les conséquences de la variole normale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature