Résumé

Alfred Castan Traité élémentaire des fièvres (1864)

Quel est le caractère fondamental d'une fièvre éruptive? C'est de présenter une fièvre primitive, suivie d'une éruption critique de la fièvre ; c'est là ce que nous voyons dans la variole, la rougeole et la scarlatine. L'énanthème intestinal, c'est ainsi qu'on a désigné la lésion des plaques de Peyer, arrive bien consécutivement au mouvement fébrile, mais il n'est pas critique; la fièvre conserve toute son intensité, l'affection typhoïde n'est donc pas une fièvre éruptive.
Source : Gallica

Alfred Castan Traité élémentaire des fièvres (1864)

Naturellement, le grand sympathique prend sa part de ce malaise général ; réagissant à son tour sur les capillaires, il produit la fréquence du pouls et l'augmentation de la chaleur. Dans ce cas, nous voyons bien que la préparation de l'éruption s'accompagne de mouvement fébrile, mais nous ne voyons pas du tout que les phénomènes qui caractérisent la fièvre soient utiles au développement de l'éruption. Nous sommes donc forcé ici, malgré notre répugnance pour ce mode de raisonnement, de dire que la fièvre existe, non pour préparer l'éruption, mais parce que l'éruption se prépare.
Source : Gallica

Alfred Castan Traité élémentaire des fièvres (1864)

Chez nous, elle est caractérisée par la présence d'une exacerbation plus marquée, plus grave que celle de la fièvre bilieuse simple ; le paroxysme s'annonce, en outre, toujours par un phénomène nouveau, qui rappelle la concentration du premier stade de la fièvre intermittente ; ce sera le frisson lui-même ou simplement un refroidissement, la décoloration des téguments, ou même de la toux, des vomissements ; l'exacerbation de la fièvre bilieuse n'est au contraire constituée, dans la plupart des cas, que par l'accroissement des symptômes déjà existants.
Source : Gallica

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