Résumé

Albert Tartenson Traité clinique des fièvres larvées… (1888)

Ce n'est pas un frisson, dit-il, ce n'est pas un tremblement, c'est un collapsus profond, suite de l'affaiblissement du coeur. Le malade est brûlé par une chaleur interne; il réclame des boissons fraîches ; le pouls et le coeur s'affaiblissent et se précipitent; la voix s'éteint, la peau se refroidit, devient livide, souvent glutineuse aux extrémités, tandis que le tronc est encore chaud; l'intelligence est nette, le malade affaissé moralement; enfin le pouls disparaît, la peau se couvre de sueurs visqueuses, le visage se cadavérise et le malade meurt généralement dans un état de calme.
Source : Gallica

Albert Tartenson Traité clinique des fièvres larvées… (1888)

Tant que le germe de la maladie n'est pas complètement éliminé, il est à craindre, en effet, que les accidents ne se réveillent. Il finit à la longue par disparaître, car les efforts de la nature tendent toujours vers le recouvrement de la santé, c'est-àdire l'épuration de l'organisme. Mais, pour arriver à une guérison bien confirmée, il faut que pendant tout le temps nécessaire à l'élimination des principes infectieux, le système nerveux ne réagisse pas. Or, le traitement n'a pas d'autre but que de rendre le système nerveux insensible à l'action du poison paludéen.
Source : Gallica

Albert Tartenson Traité clinique des fièvres larvées… (1888)

Je tiens seulement à insister sur les dangers d'un diagnostic ne reposant pas sur des données précises, et à établir, qu'en thèse générale, lorsque les symptômes démentent ou même ne confirment pas suffisamment l'existence d'une maladie que l'on croit reconnaître, il y a tout intérêt en médecine à garder une prudente réserve et à ne point chercher la preuve de ce que l'on désire trouver dans des hypothèses plus ou moins fallacieuses. On s'expose à des diagnostics erronés, à une mauvaise thérapeutique, à de tristes déceptions.
Source : Gallica

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