Méningite tuberculeuse

Définition et enjeux

Martin Klein Mondorf-les-bains

Quoiqu’il en soit, il est un fait authentique, c’est que la nature peut, dans tous ces cas, se tirer d’embarras, et que la chirurgie, détruisant par ses agents les plus énergiques le poison de la tuberculose partout où elle peut l’atteindre, ne parvient pas toujours à enrayer l’absorption du virus dans la circulation générale, se traduisant par la phthisie galopante, la méningite tuberculeuse, qui constituent l’épilogue ordinaire des affections phthisiques localisées dans la peau et dans les glandes.
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Portrait de Léo Taxil Léo Taxil Le diable au xixe siècle

La méningite, pour les enfants, c’est la mort, en effet, et il est facile de comprendre pourquoi. La méningite est tout simplement une forme de la phthisie, la forme tuberculeuse localisée dans le cerveau sur ses membranes d’enveloppe les méninges, si délicates et si sensibles ; et d’avance l’on comprend qu’il ne peut y avoir guérison en ce cas. Je m’explique.
La tuberculose est une maladie générale, occasionnée par l’absorption d’un bacille spécial qui, en se développant, produit des lésions dans les différents tissus où il s’est installé et où il prospère.
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Adolphe d' Espine Traité pratique des maladies de l'enfance… (1899)

La première période de la méningite peut être simulée par un embarras gastrique ou par les phénomènes d'auto-intoxication résultant de la dilatation de l'estomac; la somnolence, la respiration su spirieuse, le ralentissement du pouls, la céphalalgie, les vomissements feront, quelquefois soupçonner une méningite tuberculeuse au début, mais on se rassurera bientôt s'il n'apparaît aucun des symptômes de foyer (paralysie, etc.) , qui viennent tôt ou tard caractériser cette affection.
On confondra rarement la méningite tuberculeuse avec la méningite franche.
Source : Gallica

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