Ali Chuquet

Résumé

Ali Chuquet L'hygiène des tuberculeux (1899)

Toute la journée il voit le ciel, la verdure, le va-et-vient de la route et du jardin d'hôtel. Il sent qu'il fait partie du monde, qu'il prend part à la vie. Par la cure à l'air nous relevons son courage abattu, nous transformons son odieuse vie de reclus en une vie supportable; il devient aussi heureux que l'est un oiseau en cage rendu à son soleil et à ses arbres. Mais cette méthode de traitement n'a pas seulement un effet moral, elle a un excellent effet matériel et ouvre la voie qui conduit à la réparation des lésions pulmonaires et de l'affaissement
Source : Gallica

Ali Chuquet L'hygiène des tuberculeux (1899)

On dit encore que des générations de tuberculeux y ont transporté une si grande quantité de bacilles que tout y est infecté et que nonseulement les malades ne s'y guérissent pas, mais que les bien portants y prennent le germe fatal.
Tout cela est un tissu d'erreurs. Ces merveilleux climats n'ont rien perdu de leur efficacité dans le traitement de la tuberculose. Sans doute ils ne possèdent pas l'immunité tuberculeuse. Mais, nous l'avons dit, cette immunité est une chimère; elle n'existe que là où manquent les humains.
Source : Gallica

Ali Chuquet L'hygiène des tuberculeux (1899)

A mesure que nos stations se peuplaient et devenaient grandes villes, les cas de tuberculose s'y multipliaient en raison de la condensation des habitants. Mais on ne peut comparer l'hygiène de ceux-ci avec celle de nos hivernants dans ces nombreuses villas, dans ces somptueux hôtels de nos stations hivernales. Quand on nous envoie des épaves de sanatorium, il est évident que pas plus Menton que Cannes ne peuvent les guérir, mais un tuberculeux au début, qui est docile et se laisse guider, qui est soumis au traitement
hygiénique, méthodiquement institué, s'améliore généralement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature